mise à jour du 21/02/2010 RFI:<<Manifestation en faveur de la junte
Environ 10 000 Nigériens se sont rassemblés samedi 20 février à Niamey lors d'une manifestation de soutien aux militaires qui ont renversé jeudi le président Mamadou Tandja. Ils ont répondu à l'appel lancé la veille par la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR), une coalition d'opposition, et étaient réunis devant le Parlement, dans le centre de la capitale du Niger.
Manifestation à Niamey, la capitale du Niger, le 20 février 2010.
Des participants à une marche de soutien à la junte nigérienne, le 20 février 2010 à Niamey. (AFP Boureima Hama)
La junte ayant pris le pouvoir au Niger lors d’un coup d’Etat va organiser des élections, a affirmé l’un de ses dirigeants depuis Bamako, alors que des milliers de personnes ont manifesté leur soutien aux militaires putschistes à Niamey.
Tous les membres du gouvernement arrêtés pendant le putsch de jeudi au Niger sont «désormais libres», a affirmé samedi à Bamako un des responsables de la junte, le colonel Djibrilla Hamidou Hima.
«Notre intention est d’assainir la situation politique, de réconcilier les Nigériens. Nous comptons organiser les élections, mais avant, il faut assainir la situation», a déclaré à Bamako un des chefs de la junte, le colonel Djibrilla Hamidou Hima.
Les militaires qui ont renversé Mamadou Tandja ont promis de restaurer la démocratie.
Le portail du palais présidentiel de Niamey est détruit. Une porte béante apparaissant comme un symbole au lendemain du putsch qui a renversé le président Mamadou Tandja. Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, une junte militaire, a pris les rênes du pays. Ce conseil, aux contours encore flous, est mené par le chef d'escadron Salou Djibo. Cet officier, peu connu des Nigériens, était jusqu'alors le chef la Compagnie d'appui, un corps disposant de tout l'armement lourd du pays et véritable cheville ouvrière du coup d'État. Vendredi, Mamadou Tandja était retenu dans les locaux de ce bataillon.
LA BOURSE EN LIGNE (AREVA-NIGER) 18/02/10 16:14 AREVA : coup d'Etat au Niger (presse) (AOF) - En hausse jusqu'en début d'après-midi, le certificat d'investissement Areva recule désormais de 1,51% à 319,10 euros. Au-delà de l'orientation négative prise par les marchés à la suite d'indicateurs économiques américains décevants, le titre du groupe nucléaire public pourrait être pénalisé par l'annonce d'un coup d'état au Niger. En effet, une tentative de "coup d'état" est en cours au Niger et le président nigérien Mamadou Tandja "a priori n'est pas dans une bonne position", a déclaré à l'AFP un responsable français, sous couvert d'anonymat. En cas de succès, le coup d'état pourrait remettre en cause les intérêts d 'Areva au Niger. Le géant du nucléaire a en effet investi des milliards de dollars au Niger, dont le sous-sol recèle d'importants gisements d'uranium. Cette tentative de coup d'état survient alors que l'Elysée s'inquiète de la pérennité du "partenariat durable" entre Areva et le Niger. Selon l'hebdomadaire "Challenges", Nicolas Sarkozy a prévu de dépêcher à Niamey fin février son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ou son ministre de l'Industrie Christian Estrosi afin de dissuader le président Mamadou Tandja de se rapprocher des Chinois et des Iraniens. LIRE LE POINT ExtraitLien article:La France réclame des élections rapidement au Niger
Le putsch de jeudi, condamné sur le plan international, soulève des interrogations sur l'avenir politique de ce vaste pays producteur d'uranium d'Afrique de l'Ouest.
En dépit de la crise politique et de soulèvements touaregs occasionnels, de grands groupes tels que le français Areva ont investi des milliards de dollars au Niger.
Areva s'est ainsi engagé à investir 1,2 milliard d'euros pour exploiter le plus grand gisement d'uranium d'Afrique à Imouraren, dans le nord du pays.
Selon Alain Joyandet, il n'y a "aucune raison de craindre que le partenariat à long terme qu'Areva a construit avec l'Etat nigérien et les populations locales soit perturbé" par les derniers événements.....
La junte militaire qui a déposé le président Mamadou Tandja s'installe progressivement. Le CSRD, le Conseil Suprême pour la restauration de la Démocratie a annoncé la levée du couvre-feu et la réouverture des frontières terrestre et aérienne.
La vie a repris son cours normal.............
BFM TV vidéo
Actus en complément des articles sur le coup-d'état au Niger, volet économique et vidéo
Les militaires putschistes du Niger contrôlent Niamey dans le calme. Ils ont assuré que le président renversé Mamadou Tandja détenu dans une caserne était sain et sauf.
Publié le 19 février à 17h35mn
Auteur(s) : Aymeric Barrault 19/02/2010 JEUNE AFRIQUE
19/02/2010 07:30:53| La rédaction web de Jeune Afrique
Victime d'un coup d'Etat, le président nigérien a été renversé par trois colonels qui ont institué un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), dissous le gouvernement et nommé un nouveau président. Mamadou Tandja serait, lui, retenu dans une garnison.
Publié à 7h30, mis à jour à 11h20
Après le coup d’Etat mené jeudi 18 février, les putschistes ont installé dans la soirée un « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSDR). Presse Africaine "L'Observateur Paalpa" Le prix de l’entêtement Hier 18 février 2010 en fin de matinée, des tirs sporadiques d’armes légères et lourdes ont été entendus aux alentours de la présidence de la République nigérienne. Simple mouvement d’humeur de la soldatesque ou tentative de coup d’Etat en bonne et due forme s’interrogeait-on. Un évènement qui survient d‘ailleurs au lendemain du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu à Abuja et dont l’un des plats de résistance était justement la situation grippée depuis des mois au Niger à cause du coup d’Etat constitutionnel de Tandja . "Le Pays" COUP D’ETAT AU NIGER
"Qui sème le vent récolte la tempête". Mamadou Tandja, ci-devant ex-président de la République du Niger, vit désormais la cruelle réalité de cet adage. La CEDEAO, (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), l’UA (Union africaine) et l’UE (Union européenne) auront tout fait pour rappeler à ce septuagénaire son devoir de sagesse. Mais, rien n’y fit. Il voulait terminer ses chantiers et pour cela, il a pris sur lui de tordre le coup à la légalité et à la légitimité constitutionnelles en perpétrant un coup d’Etat institutionnel.
Sans surprise : le coup d’Etat au Niger. Il était prévisible pour de nombreux observateurs de la politique africaine. Le président Tandja est tombé. Victime d’un coup d’Etat militaire. Certes, on ne peut pas saluer ce coup de force militaire qui replonge, une fois de plus, le continent africain dans cette Afrique odieuse des colonels et des généraux.
Mais Tandja devrait savoir qu’avec la situation qui prévaut en Mauritanie, il n’est pas bon de chercher à « forcer » la nature. Surtout qu’en cette Afrique aujourd’hui convoitée par des forces centrifuges, otage des « groupes identitaires et puissances financières », à cause de ses richesses.
image jpg liée à l'article du quotiiden -Reuters/REUTERS TV
Le porte-parole du Conseil militaire, le colonel Goukoye Abdoulkarim, a précisé vendredi que le président Tandja était sain et sauf. LE MONDE Niger : la junte assure que "la situation est sous contrôle Vingt-quatre heures après avoir renversé le président nigérien Mamadou Tandja et dissous le gouvernement, la junte a donné, vendredi 19 février, des signes de normalisation : elle a annoncé qu'elle s'apprêtait à relâcher des ministres "incessamment" et qu'elle allait lever à 16 heures le couvre-feu et rouvrir les frontières terrestres et aériennes du pays. "La situation est sous contrôle. Il n'y a aucune dissidence ni à Niamey, ni à l'intérieur du pays", a assuré le porte-parole du Conseil militaire, le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui a précisé que le président, détenu dans une caserne, était sain et sauf. Voir les vidéos YOU TUBE -FRANCE 24
AP:Cette tentative de coup d'Etat intervient après plusieurs mois de tensions au Niger entre le président Tandja et l'opposition, qui l'accuse de dérives totalitaires. Tandja, 71 ans, et son aide de camp «seraient retenus» dans la garnison de Tondibia» à environ 20km de la capitale Niamey.
Carte du Niger publiée par France-Diplomatie Légende:Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions déconseillées sauf raisons professionnelles impératives sont indiquées en orange.
Le porte-parole du «Conseil suprême pour le rétablissement de la démocratie» (CSRD) a indiqué la suspension de la Constitution de la 6ème République et la dissolution des Institutions. D'après un journaliste de BFM TV, ce putsch aurait pu être inspiré par l'opposition à Tanja mais également par les officiers légalistes de l'Armée qui n'ont pas apprécié que le président sortant modifie la constitution et la fasse adopter lors d'un referendum contesté en août 2009. Objectif, pouvoir exercer un 3ème mandat alors qu'il aurait du se limiiter à deux (comme le prévoyait initialement la Constitution précédente). Le journaliste s'est interrogé sur la possible implication de la "rébellion Touareg du nord du pays" sans toutefois l'affirmer...l'éviction de Tanja permettra peut-être de réouvrir des discussions afin de mettre un therme à la division du pays? Tout celà sur fond d'intérêts "extérieurs" en raison des quantités de minerais d'uranium dont recelle le sous-sol de la République du Niger. Un minerais hautement stratégique!
mise à jour du 18/02/2010 à 21h26 images jpg Selon un membre des services de renseignement nigériens, Niamey serait le théâtre d'une tentative de coup d'Etat.
Quelle est la situation dans les rues de Niamey?
Dans les rues, tout est calme, les gens sont plutôt contents de ce qui arrive. Il y avait énormément de tensions depuis que le président Tandja avait refusé l'accord proposé par la Cédéao pour partager le pouvoir avec l'opposition. Dimanche, il y avait même eu une grosse manifestation à Niamey.
La BBC et une source diplomatique française affirment que Mamadou Tandja serait retenu par des soldats. Des tirs d'armes lourdes ont retenti à la mi-journée autour du palais présidentiel à Niamey, la capitale du Niger.
Un bâtiment proche du palais présidentiel témoigne des combats qui se sont déroulés jeudi à Niamey.>>
Des militaires ont arrêté et 'emmené' jeudi 18 février le président nigérien, Mamadou Tandja, lors d'un coup d'Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires.
Une source diplomatique française avait peu après déclaré : 'Il y a encore un peu de confusion, mais il semblerait que le président Tandja ainsi que ses ministres, qui sont retenus dans un autre endroit, soient aux mains des mutins.' Lire la suite l'article
Voix du Sahel, la radio d'Etat a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire dès 18 h 40. Lors des coups d'Etat de 1974, 1996 et 1999, la radio d'Etat avait diffusé de la musique militaire avant que les mutins ne prennent la parole sur ses ondes.
En milieu d'après-midi, les militaires ont attaqué le palais présidentiel de Niamey à la fin d'un conseil des ministres. Pendant plusieurs heures, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, et des témoins ont affirmé avoir vu les dépouilles de plusieurs d'entre eux. 'Il y a une tentative de coup d'Etat', a déclaré à Paris un responsable français, qui a requis l'anonymat.... lire la suite de l'articlesur Le Monde.fr
RFI Depuis la mi-journée ce jeudi 18 février, la situation est très confuse à Niamey, la capitale du Niger où des tirs à l'arme lourde ont été entendus durant quelques heures. En milieu d'après-midi, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes. Le président Tandja serait aux mains des mutins.Il s'agit d'une tentative de « coup d'Etat » et le président nigérien « a priori n'est pas dans une bonne position », a déclaré un responsable français. LIRE Des blindés devant l'hôpital de Niamey, le 18 février 2010.
AFP/Boureima Hama>>
RFITentative de coup d'Etat au Niger...
(Carte : RFI ) Niger -
Article publié le : jeudi 18 février 2010 - Dernière modification le : jeudi 18 février 2010
Des tirs près du palais présidentiel à Niamey
15h46-Des tirs de mitrailleuses et d'armes lourdes ont retenti jeudi 18 février à Niamey, capitale du Niger. Ces tirs semblent provenir du quartier du palais présidentiel, au-dessus duquel s'est formé un nuage de fumée, mais on ignorait à la mi-journée quels en étaient les auteurs.Il s'agit d'une tentative de « coup d'Etat » et le président nigérien Mamadou Tandja « a priori n'est pas dans une bonne position », a déclaré un responsable français à l’AFP. LIRE