mise à jour du 12 mars 2010
LE FIGARO: Dans un courrier adressé à la Commission européenne, l'Allemagne, la France et la Grèce souhaitent que Bruxelles ouvre une enquête pour déterminer l'impact de la spéculation des produits dérivés sur les obligations d'Etat.
Le président Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ont demandé jeudi une enquête de l'Union européenne sur les produits financiers dérivés, et souhaité l'interdiction des «transactions spéculatives» les concernant.
Dans un courrier en date du 10 mars rendu public jeudi par l'Elysée, les trois dirigeants ainsi que le premier ministre grec Georges Papandréou ont proposé que la Commission européenne «diligente le plus rapidement possible une enquête déterminant le rôle et l'impact de la spéculation sur CDS (credit default swaps, NDLR) sur les obligations des Etats européens». Des spéculations sur ces CDS sont pointées du doigt dans la crise financière que traverse actuellement la Grèce, fortement endettée.
Jean-Pierre Jouyet, patron de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dénonce le manque de contrôle des acteurs boursiers.
04 mars 2010
Guy Verhofstadt, le patron du groupe libéral et démocrate (ADLE), a obtenu, aujourd’hui, que
l’Europarlement organise, d’ici à la fin du mois, une audition publique « de tous les acteurs impliqués dans l’altération des comptes publics grecs en 2001 et 2002 en vue de permettre l’entrée de la Grèce dans la zone euro », comme l’explique un communiqué de son groupe. Il est prévu que la commission des affaires économiques et monétaires entende l’exécutif européen, l’Eurogroupe, la Banque centrale européenne, Eurostat (l’office statistique européen), le gouvernement grec, Goldman Sachs et d’autres établissements financiers. « Cette audition n’est pas destinée à chercher un bouc émissaire facile en Goldman Sachs, encore que ses pratiques posent de sérieux problèmes par ailleurs, surtout à l’aune de sa participation à la vague spéculative actuelle contre la dette grecque »,
04 mars 2010
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Enfin une bonne initiative de la communauté Européenne qui s'attaquent à ceux qui conspirent contre la Grèce, contre l'Euro et contre nous, les citoyens européens...
Voir en pied de page l'article d'e 24 donnant quelques infos sur les CDS.
LE MONDE | 04.03.10 | 14h10 • Mis à jour le 04.03.10 | 14h21
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Spencer Platt/Getty Images
Ils sont devenus le nouvel "épouvantail" des autorités européennes : les CDS souverains, pour "Credit Default Swaps", ces contrats censés assurer l'acheteur d'un emprunt d'Etat contre le risque de non-remboursement. Les attaques spéculatives contre la dette de la Grèce incitent Paris, Berlin et Bruxelles à réclamer un contrôle accru de ce marché étroit et nébuleux.
La Commission européenne a indiqué, mercredi 3 mars, vouloir organiser "sous peu" une réunion entre superviseurs et acteurs de ce secteur. "Nous avons besoin de décider s'il y a des problèmes inhérents au marché des CDS" dans ses "interactions" avec les dettes souveraines, a indiqué une
porte-parole de Michel Barnier, le commissaire chargé des services financiers. Pour la ministre de l'économie, Christine Lagarde, qui s'exprimait le 28 février sur Europe 1, "les CDS doivent être rigoureusement réglementés et plafonnés, ou bien interdits".
mise à jour du 3 mars 2010
02/03/2010 à 17h26
Et quoi encore?Câliner ceux qui conspirent contre l'euro...où celà s'arrêtera-t'il?
En visite ce mardi à Londres, le Français, chargé des services financiers à Bruxelles, s'est dit «à l'écoute» des gestionnaires de hedge funds, inquiets des projets de réforme de la régulation financière européenne.
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Michel Barnier, commissaire européen aux au Marché intérieur et aux Services, le 13 janvier à Bruxelles. (REUTERS)
Opération calinothérapie. Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, a cherché mardi à rassurer les gestionnaires de fonds spéculatifs (les fameux hedge funds) et de fonds d'investissement dans les entreprises non-cotées, au deuxième jour d'une visite à Londres.
«Mon principal objectif, c'est de vous écouter», a déclaré le Français au cours d'une réunion avec des représentants du secteur. Le commissaire européen, qui s'est dit conscient que les projets de réforme de la régulation financière européenne étaient une source d'inquiétude pour la City, a souligné qu'il fallait réformer le secteur financier sans «réguler pour le plaisir de réguler». Autrement dit, favorable à une «régulation intelligente et efficace».
1er mars 2010
LE FIGARO

Crédits photo : Le FigarINTERVIEW - Face aux turbulences des marchés financiers, notamment sur les instruments de la dette grecque, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF)
Jean-Pierre Jouyet veut «savoir qui achète quoi».
Extrai lié à l'article: Ces CDS - censés garantir contre la défaillance d'un État - sont-ils une aberration ?
Si on pense se couvrir contre une défaillance des États-Unis, il est vrai que cela n'aurait pas de sens ! Mais l'objectif de ceux qui utilisent les CDS n'est généralement pas de s'assurer contre le défaut d'un État. Ces dérivés leur servent surtout à se couvrir contre la variation des taux d'intérêt qui affecte la valeur de la dette. Ils contribuent également à améliorer la liquidité des marchés, ce dont nous avons particulièrement besoin aujourd'hui. J'ajoute que, au-delà des mouvements actuels, le marché engage une épreuve de force avec les autorités publiques. Condamner les méthodes ne doit pas conduire à ignorer le message. Le marché souhaite dans l'Union européenne plus de sincérité et de rigueur dans l'établissement des comptes budgétaires.
La Réserve fédérale américaine a ouvert une enquête sur les opérations réalisées par Goldman Sachs en Grèce. Est-ce un comble que cette enquête ait lieu aux États-Unis, alors que l'Europe est la plus concernée ?
S'agissant d'une banque américaine, il n'est pas illégitime que les États-Unis enquêtent. Pour ce qui est des comptes grecs, cela relève de la Commission et du Conseil européen.