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Pourquoi l’offensive anti-bouclier fiscal va continuer
LIBERATION:Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir ses troupes à «ne pas toucher» au bouclier fiscal. Pas sûr, pour autant, que les élus UMP, de plus en plus nombreux à critiquer ce dispositif, soient prêts à désarmer...
«Ne touchez pas au bouclier fiscal !» L’avertissement lancé par Nicolas Sarkozy, mercredi soir à l’Elysée, suffira-t-il à désarmer les élus UMP anti-bouclier ? Dans les rangs même du camp présidentiel, ils sont de plus en plus nombreux à partir en croisade contre cette mesure phare du chef de l’Etat. Plusieurs textes parlementaires en prévision pour le rapiécer, le suspendre voire l’abroger, affaiblissement du chef de l’Etat après la déroute des élections régionales, hostilité croissante de cette mesure dans l’opinion, retournement de contexte économique rendant, selon la gauche, d’autant plus «insupportable» un tel dispositif... Malgré la fermeté affichée par l’Elysée, Matignon, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, et le patron de l’UMP Xavier Bertrand, le feu ne semble pas éteint.
LE MONDE: les députés en question sont:Jean-Paul Anciaux, député de Saône-et-Loire ; Loïc Bouvard, député d'Indre-et-Loire ; Marc Bernier, député de Mayenne ; Pierre Cardo, député des Yvelines ; René Couanau, député d'Ille-et-Vilaine ; Jean-Yves Cousin, député du Calvados ; Jean-Pierre Decool, député du Nord ; Jean-Pierre Giran, député du Var ; Jean Grenet, député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne Montchamp, député du Val-de-Marne ; Michel Piron, député de Maine-et-Loire ; Michel Raison, député de Haute-Saône ; Jean-Marie Rolland, député de l'Yonne.
LIBé: le chef de l'Etat recevait ce mercredi soir le groupe UMP de l'Assemblée, sur fond de remise en cause de cette mesure phare du début de son quinquennat.
Tu quoque, UMP… Rien ne sera donc épargné à Nicolas Sarkozy. Election calamiteuse, sondages en chute libre, Premier ministre plébiscité :...
Sarkozy à l'UMP : «Ne touchez pas au bouclier fiscal»
Extrait article du 31/03/2010 LE FIGARO:Le président a-t-il réussi à refroidir durablement les ardeurs fiscales de la majorité ? En tout cas, l'offensive contre le bouclier aura marqué un tournant dans les relations entre Nicolas Sarkozy et les parlementaires censés le soutenir. Quelques heures avant le rendez-vous de l'Élysée, treize députés ont annoncé le dépôt d'une proposition de loi visant à «suspendre» le bouclier fiscal. Parmi eux, des villepinistes comme Marc Bernier, Marie-Anne Montchamp et Michel Raison, mais aussi un centriste proche de Pierre Méhaignerie, René Couanau, un «inclassable», Michel Piron, et même un sarkozyste pur et dur, Pierre Cardo. «Au moment où un effort national est nécessaire pour réformer les retraites, réduire les déficits, soutenir les personnes en situation de précarité, il est indispensable que cet effort soit partagé par tous», écrivent-ils en guise d'exposé des motifs.
Un bouclier fiscal plus très à la mode avec la crise!
31 mars 2010:On connait la plupart des élus UMP, de poids tels Alain Juppé, Pierre Méhaignerie, Jean-Pierre Fourcade, Jean-Pierre Raffarin..., qui se sont exprimés ces derniers mois pour l'abandon provisoire de ce bouclier-fiscal qui serait selon eux générateur d'injustices et d'inéquités en des temps ou beaucoup de français souffrent de la crise.
Jean-François Copé naguère pas très chaud pour la suppression de cet avantage commence à évoluer sur le sujet et se demande s'il n'est pas opportun de le remettre en question (le raz de marée de la gauche aux régionales n'y est certainement pas étranger:2012, c'est bientôt!).
Une mesure dénoncée aussi par la gauche qui y voit un "cadeau fiscal" aux plus riches et ce, d'autant plus que le déficit de la France est abyssal et qu'il faut remplir les caisses de l'Etat pour y faire fasse, en le réduisant le plus possible pour ne pas obérer l'avenir .
Ces élus UMP qui partent à l’assaut du bouclier fiscal
LIBERATION:Sitôt le dos tourné et le président de la République envolé pour une visite aux Etats-Unis, voilà que sa majorité baisse les armes sur «son» bouclier fiscal. Cette mesure emblématique du tout début de quinquennat de Nicolas Sarkozy, régulièrement dénoncée par la gauche, trouve de plus en plus de détracteurs au sein même de la majorité.
... voire suspendre carrément ce dispositif (qui prévoit notamment que les impôts directs payés par un contribuable, plus la CSG et la CRDS, ne peuvent dépasser 50% de ses revenus), le temps que l’économie se rétablisse. Lundi, dans le huis-clos du séminaire des parlementaires UMP à Paris, le sénateur Jean-Pierre Fourcade a plaidé pour cette option «tant que la situation financière» du pays ne s’améliore pas.
Dès dimanche, sur BFM TV, Alain Juppé (photo: Benoit Tessier/Reuters) avait appelé à «s’interroger sur sa pérennité».persiste et signe, mardi sur France Info. Tout en nuances mais la contestation est là: lui ne serait «pas choqué» qu’«on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise». «Les choses ont changé, la crise est venue», invoque Juppé. Rejoint par des responsables de la majorité, comme le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, l’ex-Premier ministre
persiste et signe, mardi sur France Info. Tout en nuances mais la contestation est là: lui ne serait «pas choqué» qu’«on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise». «Les choses ont changé, la crise est venue», invoque Juppé.
«Jusqu’à présent, on n’osait pas parler du bouclier fiscal. La parole s’est un peu libérée, on s’autorise à verbaliser en proposant d’autres solutions», constate la députée filloniste Valérie Rosso-Debord, citée par l’AFP.