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Face aux députés UMP, Sarkozy «ne cède rien»

«Ne touchez pas au bouclier fiscal !» D'emblée, Nicolas Sarkozy a mis les points sur les «i» devant les députés UMP qu'il recevait à l'Élysée, pour la première fois depuis le choc des régionales. «Soyez tenaces. Je ne cède rien.» Pas question de revenir sur l'un des dogmes de sa campagne présidentielle. Même chose pour la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dont certains souhaitaient qu'elle ne s'applique pas à la police.
Pendant une heure trente, le chef de l'État a tenté, mercredi soir, de siffler la fin de la récréation alors que de nombreux parlementaires ont réclamé ces derniers jours la suspension du bouclier fiscal pour financer la réforme des retraites. En panne dans les sondages (sa popularité dégringole à 28 % dans le baromètre TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine), Nicolas Sarkozy tient à maintenir son cap. Soucieux d'être plus rassembleur, il a beaucoup associé dans son propos liminaire son premier ministre François Fillon, mais aussi le patron des députés UMP, Jean-François Copé. Ce qui est nouveau. En revanche, les ministres ont été décommandés. «On nous a indiqué dans l'après-midi que nous n'étions pas les bienvenus», a regretté l'un d'eux.....
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Sondage après sondage, l'image de Nicolas Sarkozy se dégrade dans l'opinion. Sa cote de confiance baisse de trois points à 28%, contre 70% de défiance, selon une enquête TNS-Sofres Logica à paraître vendredi dans Le Figaro Magazine.
Le chef de l'État a rappelé à l'ordre ses troupes mercredi soir, lors d’une réunion à l’Elysée.
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Dans LIBERATION
«Supprimons ce boulet anti-économique»
Marie-Anne Montchamp. Elle fait partie des 13 députés UMP qui comptent déposer une proposition de loi pour annuler ce dispositif. Nicolas Sarkozy, lui, a ordonné à ses troupes de «ne pas toucher au bouclier fiscal».
«Ne touchez pas au bouclier fiscal!» Nicolas Sarkozy n’entend pas, loin de là, céder sur sa mesure phare et en a averti les députés UMP qu’il recevait à l’Elysée, ce mecredi en fin de journée, selon plusieurs participants.
Peu avant, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel avait donné le ton: «Il ne vous surprendra pas que le président de la République a eu l’occasion de rappeler ces derniers jours qu’il ne reviendrait pas sur le bouclier fiscal.»
Et pourtant, certains passent à l’action. Alors que plusieurs voix au sein de la majorité, de l’ex-Premier ministre Alain Juppé au patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, en passant par le Nouveau centre, s’élèvent pour contester le bouclier fiscal, treize députés UMP comptent demander sa suspension dans une proposition de loi.
Ils l’ont annoncé, ce mercredi, juste avant le rendez-vous à l’Elysée.
<<Parmi eux, plusieurs villepinistes dont Marie-Anne Montchamp (mais aussi Marc Bernier ou Michel Raison) ainsi que Pierre Cardo, Michel Piron et René Couanau, qui avait déjà déposé en mars 2009 un amendement pour suspendre le bouclier.
«Au moment où un effort national est nécessaire pour réformer les retraites, réduire les déficits, soutenir les personnes en situation de précarité, il est indispensable que cet effort soit partagé par tous», écrivent ces élus dans un communiqué.
Le chef de l'Etat recevait ce mercredi soir le groupe UMP de l'Assemblée, sur fond de remise en cause de cette mesure phare du début de son quinquennat.
Tu quoque, UMP… Rien ne sera donc épargné à Nicolas Sarkozy. Election calamiteuse, sondages en chute libre, Premier ministre plébiscité :...
Cette mesure emblématique du début de quinquennat de Sarkozy trouve de plus en plus d'adversaires même dans la majorité.
Article du 31 mars 2010 lu dans LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Un geste pour l'Alsace : La liste UMP de Philippe Richert est la seule à être sortie victorieuse des élections régionales en France métropolitaine. Jean-Louis Christ, Éric Straumann et Arlette Grosskost (UMP, Haut-Rhin) attendent en retour un signe du président de la République en direction de la région : statut de l'aéroport Bâle-Mulhouse, mesures pour l'emploi et les victimes de la crise, effort en matière de couverture numérique : ils ont une série de dossiers sur lesquels ils vont solliciter un coup de pouce élyséen.
Jean Ueberschlag (UMP, Haut-Rhin) a lui décidé de boycotter la rencontre de ce soir, amer après la réunion du groupe UMP de la semaine dernière. « François Fillon n'a pas eu un seul mot pour l'Alsace, alors que nous sommes les seuls à être restés à droite, comme si nous n'existions pas », regrette-t-il. « J'ai décidé de ne plus avaler de nouvelles couleuvres », a-t-il écrit au Premier ministre.
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Une sensibilité sociale : Jean-Louis Christ souhaite que Nicolas Sarkozy fasse preuve d'empathie pour les plus fragiles. Frédéric Reiss (Wissembourg) aimerait une révision de la fiscalité, il milite pour que la CSG (Contribution sociale généralisée) et la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) rentrent dans le bouclier fiscal. Jean-Luc Reitzer (Altkirch) s'inquiète de la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans l'éducation.