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FRONT UNI | 02.09.2009 | 15:28
«Je suis aux côtés du président de la Confédération pour le soutenir dans nos efforts communs!» vient de déclarer Micheline Calmy Rey. Objectif: rétablir des liaisons normales avec la Libye et libérer les deux Suisses.
Pas de questions, ni d'interview! La règle de la conférence de presse qui vient de se terminer au Palais fédéral était simple.
Une conférence très courte. Hans-Rudolf Merz et Micheline Calmy Rey ensembles, coude à coude même, mais au sourire très figé.
Le contenu: deux déclarations, courtes et redondantes. Presque la version allemande et française du même texte.
Les traits marqués, le président de la Confédération s'est borné à rappeler les faits.
Les deux hommes d'affaires suisses retenus depuis l'été 2008, peu après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève. «Ils sont libres de leurs mouvements en Libye, ni détenus, ni assignés à résidence à l'ambassade», précise M. Merz. Mais, accusés d'infraction à la législastion libyenne sur les visas, ils ne peuvent sortir du pays et son donc sous garde. Si leur état physique est bon, ils sont moralement très affectés, conclut M. Merz, qui qualifie leur situation d'«insupportable».
image jpg © Keystone | Micheline Calmy Rey et Hans-Rudolf Merz se sont efforcés de présenter un front uni devant la presse.
Le grand guide a décidé "de se faire la Suisse" après que des policiers soient intervenus pour qu' Hannibal Kadhafi (un des fils) de passage à Genève cesse de malmener son personnel; en rétorsion deux ressortissants de la Confédération Helvétique ont été retenus en otages en Libye sous des prétextes futiles et celà dure depuis plus d'un an. Des excuses officielles ont été exigées par le bouillant colonel libyen ainsi que la promesse de faire passer juges et policiers genevois devant un tribunal arbitral de Londres , le président fédéral suisse a accepter toutes les exigences et a produit les excuses...avec la promesse de la Libye de libérer les deux helvètes retenus et ce avant fin août 2009.
Selon les sources de la RSR, "la Libye exige le versement d’une caution de 500.000 dinars libyens (près de 860 000 francs) pour la libération de chacun des deux Suisses".
"Si la transaction est effective, le procureur libyen devra encore apposer sa signature pour qu’ils puissent quitter la Libye", a encore indiqué la RSR dans son journal de la mi-journée.
Les deux hommes étaient toujours retenus mardi en Libye, alors que le président de la Confédération helvétique Hans-Rudolf Merz avait reçu l’assurance qu’ils seraient rentrés au pays avant la fin du mois d’août.
Quelques heures avant son expiration, l’échéance a été remise en cause par le vice-ministre libyen des Affaires étrangères Khaled Kaim qui a évoqué lundi la possibilité d’une convocation devant "le procureur" avant leur départ, dans une interview à la Télévision suisse romande (TSR).