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Explosion sur le site Total de Carling en Moselle:une suite d'un incident électrique?

Les deux salariés tués par l'explosion auraient été
sous le surchauffeur du vapocraqueur
http://www.planete-energies.com/getMediumImage.aspx?directory=img_2_8_2_techniques_petrochimiques02Le directeur de la sécurité du groupe Total, Jean-Marc Jobert, a déclaré jeudi 16 juillet que, deux jours avant l'explosion, le vapocraqueur de l'usine pétrochimique de Carling avait été arrêté en raison d'incidents électriques faisant suite aux orages de lundi au-dessus du site.

C'est en remettant en marche l'installation que l'explosion s'est produite tuant deux salariés, qui étaient en intervention sous l'installation et en en blessant six autres.
Quatre des blessés sont sortis de l'hôpital et deux sont encore en observation mais leurs jours ne sont pas en danger.
D'après le responsable de la sécurité, la remise en marche a été effectuée dans le respect des règles, à savoir partie par partie .
La vapocraqueur concerné fait partie d'une unité de production d'éthylène et de propylène et les procédures de remise en route sont "bien écrites" selon Monsieur Jobert.

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie chargée des risques industriels, Chantal Jouanno a déclaré sur la chaîne BFM-TV que "ce sont des brûlures et des chocs psychologiques surtout". Elle a également déclaré qu'à l'heure actuelle, les causes exactes de l'explosion sont toujours inconnues.

Les deux personnes décédées étaient âgées de 20 et 28ans .

D'après les dernières information fournies par un salarié sous couvert de l'anonymat sur France Info, c'est le surchauffeur d'un vapocraqueur qui a explosé et provoqué le drame; actuellement celui-ci est éventré en son milieu et du fait qu'il soit éventré, il y a eu accumulation de gaz.
Deux personnes étaient en dessous pour régler le problème et c'est cette accumulation de gaz qui a fait exploser l'installation.

On se souvient qu'à Toulouse, en 2001, c'est déjà dans une usine du groupe Total (site indiustriel AZF) qu'un accident très grâve s'était produit.
Il y avait eu 31 morts...Le groupe pétrolier a depuis été mis hors de cause après les résultats de l'enquête...qui sont pour le moins controversés.

Sur le site de Carling, le dernier accident mortel remontait à l'année 1994.

Dans un communiqué, le ministre du travail, Xavier Darcos a demandé que "toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident du travail et que les enseignements en soient tirés en termes de prévention".

D'après la CGT, "l'accident a lieu sur un site industriel fortement impacté par les choix financiers de Total qui imposent une restructuration avec suppressions d'emplois, déstabilisant les équipes de travail".
Le syndicat indique par ailleurs qu'il sera "très vigilant, car, comme l'a affirmé le procureur de la République au cours du procès AZF dénonçant les manipulations de l'enquête et de l'opinion, et que Total fera tout pour masquer ses responsabilités".
images jpg -En haut, un vapocraqueur -en bas, vue du site de Carling France 3
Sources: AFP-BFM-TV, France Info, Agence Reuters, France 3 et RTL


Précédent article de ce blog:Explosion sur le site TOTAL de Carling-St Avold(Moselle)
Autres articles:

Réactions des Syndicats  par  AFP

CARLING (Moselle) - Les syndicats CFDT, CGT et FO ont vivement réagi jeudi, au lendemain de l'explosion qui a fait deux morts et six blessés sur la plate-forme pétrochimique Total Petrochemicals France (TPF) à Carling (Moselle).

Dans un communiqué, la CGT déplore des accidents à répétition dans le groupe Total évoquant la mort d'un salarié suite à une intoxication, le 4 janvier à Total Provence, et un mort et quatre blessés dans l'explosion d'un camion citerne dans un atelier à Total Flandres, le 29 janvier.

A Carling, l'explosion s'est produite au cours d'une tentative de redémarrage manuel d'un surchauffeur non-équipé de dispositif de redémarrage automatique. "Si cette unité avait disposé d'équipements de même niveau que l'unité du vapocraqueur n° 2 que Total vient d'arrêter, malgré l'opposition de la CGT, l'accident ne se serait pas produit!" affirme le syndicat.

Selon la CGT, "l' accident a lieu sur un site industriel fortement impacté par les choix financiers de Total qui imposent une restructuration avec suppressions d'emplois, déstabilisant les équipes de travail".

Le syndicat indique par ailleurs qu'il sera "très vigilant, car, comme l'a affirmé le procureur de la République au cours du procès AZF dénonçant les manipulations de l'enquête et de l'opinion, Total fera tout pour masquer ses responsabilités". "D'ailleurs, déjà le directeur du site parle d'un accident dû aux intempéries", ajoute-t-il.

 

La branche chimie de la CFDT, qui a envoyé un représentant sur place, demande au comité d'hygiène et de sécurité du site pétrochimique "d'établir l'arbre des causes et la chaîne de responsabilité en toute transparence". Sans préjuger des résultats des enquêtes ouvertes, la FCE-CFDT "considère que la sécurité liée au travail sur des sites à hauts risques nécessite d'être encore mieux maîtrisée".

Elle souligne la nécessité pour les entreprises actives sur des sites classés "d'assurer une meilleure coordination de l'organisation du travail, de la santé et de la sécurité et d'améliorer la formation et les qualifications des personnels".

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