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Nicolas Sarkozy a livré lundi sa vision de la "nouvelle croissance" de la France après la crise en se réserva
nt notamment la possibilité d'un "grand emprunt" destiné à financer de "bons investissements".
S'exprimant devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, une première institutionnelle depuis 1875, le chef de l'Etat a réaffirmé que le gouvernement serait "au rendez-vous des réformes" - des réformes "courageuses" - dans la seconde phase du quinquennat afin de ramener à zéro le déficit structurel des finances publiques françaises.
Un gouvernement remanié mercredi qui aura pour première mission de réfléchir à un emprunt d'Etat - le précédent remonte à 1993 - consacré au financement des "priorités stratégiques".
La burqa n'est «ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République».
La position du chef de l'Etat sur ce sujet était sans doute l'un des points les plus attendus de son discours, compte tenu du début de polémique suscité par la demande d'une soixantaine de députés de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port du voile intégral, la semaine dernière. Sarkozy affiche là une ligne de fermeté: la burqa «ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République». Assurant que le voile intégral n'était «pas un problème religieux», mais «de liberté et de dignité de la femme», il y voit «un signe d'asservissement, d'abaissement».
Qui: Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.
Où : Dans un communiqué remis à la presse.
Contexte: Nicolas Sarkozy vient de s'exprimer devant le Congrès de Versailles annoncant notamment un emprunt national. Les Verts avaient décidé de boycotter son discours.
Bonus-Tracks: "Sur la forme, l'allocution de Nicolas Sarkozy avait tout d'un discours de campagne électorale. Sur le fond, il y avait peu d'annonces précises et nouvelles. Il ne suffit pas de proclamer le changement pour qu'il ait lieu"
image jpg jardins de l'Aile du Midi VersaillesVoici un aperçu des principaux points abordés lundi devant le Parlement réuni en Congrès par Nicolas Sarkozy:
- REMANIEMENT: le remaniement rendu obligatoire par l'élection de plusieurs ministres au Parlement européen sera annoncé mercredi et François Fillon confirmé.
- EMPRUNT: le prochain gouvernement devra réfléchir à un emprunt "soit auprès des Français, soit sur les marchés financiers" pour financer la poursuite de sa politique sans creuser de nouveau les déficits. Les modalités, le montant et le calendrier ne sont pas encore précisés.

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| > Le président lance un emprunt national auprès des Français > François Hollande : "beaucoup de bruit pour rien" |
Nicolas Sarkozy a présenté lundi ses "choix stratégiques forts" à mi-mandat, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, une première depuis 1848 brocardée avec vigueur par l'opposition qui y a vu "un déni de démocratie". Accueilli par le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer qui préside le Congrès, le chef de l'Etat a pris la parole à 15 heures pour un discours d'environ 45 minutes, largement consacré à la crise et aux manières de la combattre.
Remaniement annoncé pour mercredi
Il était annoncé comme imminent. La seule véritable incertitude portait sur la date. Le remaniement ministériel, a confirmé le chef de l'Etat, aura lieu ce mercredi. "Mercredi, avec le Premier ministre, nous procéderons à un remaniement du gouvernement", a brièvement annoncé le chef de l'Etat aux sénateurs et députés réunis en congrès à Versailles. "Son premier travail sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d'un emprunt pour les finances", a-t-il ajouté. Ce remaniement gouvernemental, que de nombreuses sources gouvernementales prédisent a minima, vise notamment à remplacer Rachida Dati (Justice) et Michel Barnier (Agriculture), tous deux élus députés au Parlement européen.
La crise et ses conséquences
"Considérer la crise comme une parenthèse serait une erreur fatale", a reconnu le chef de l'Etat. Non seulement elle va persister et sera dure (Nicolas Sarkozy a souligné devant le Congrès que la crise économique n'était "pas finie", ajoutant : "nous ne savons pas quand elle se terminera" ; et d'ici là, "les victimes de la crise ne doivent pas être exclues", a insisté le chef de l'Etat) mais elle aura pour effet de profonds bouleversements : "La crise annonce un monde où la demande de régulation sera plus forte". Dans ce nouveau monde de l'après-crise, "le modèle français a de nouveau sa chance". A condition toutefois qu'il sache s'adapter : et pour le chef de l'Etat, c'est "le moment où jamais de nous remettre en cause nous-mêmes".
Le 22 juin 2009 - 16h02
Congrès : Le Président lance un emprunt national auprès des Français