C'est la galère dans la famille du colonel Khadafi, le fils Saif-al-Islam n'est pas d'accord avec la politque peu démocratique de son papa, le bouillant colonel qui dirige de main de fer la Libye depuis plus de 30ans.
Résultat, le-dit fils a demandé l'asile politique à la confédération Helvétique, laquelle ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.
Il faut dire que la famille en question entretient des relations difficiles avec la Suisse et que l'on imagine que cette dernière ne souhaite pas y en remettre une louche.
jb
La LIBERTE.CH - Quotidien Romand édité à Fribourg (Suisse)
Article à la Une le 13 février 2009
Un fils de Kadhafi choisit de s'exiler exil • L'enfant prodige du colonel Kadhafi, Saif al-Islam, était à Davos il y a deux semaines. En froid avec son père, il n'est jamais réapparu en Libye. L'intéressé le confirme: il ne veut plus rentrer au pays et a choisi l'exil. En Suisse? Il compte en tout cas installer sa fondation à Genève. > 9
SID AHMED HAMMOUCHE
Saif al-Islam Kadhafi a-t-il demandé l'asile à la Suisse? La question est sur toutes les lèvres à Tripoli, où ce fils du colonel Kadhafi n'a plus laissé apparaître son crâne rasé depuis son départ pour le Forum de Davos, à la fin janvier. Plusieurs sources libyennes affirment que celui qui est le président de la Fondation caritative Kadhafi, aussi celui qui veut moderniser et réformer le pays, a choisi de rester à l'étranger.L'intéressé confirme d'ailleurs cette information dans une interview donnée au quotidien «Asharq al-Awsat»: il ne veut plus rentrer en Libye. Il précise qu'actuellement, il se trouve en Europe, sans préciser dans quel pays. La raison de cet exil, qu'il affirme volontaire? Officiellement, le fils du dictateur veut se retirer des affaires publiques et créer un centre de recherches sur la démocratie en Europe, et le faire si possible en Suisse (lire ci-dessous).
Guerre des clans
Officieusement, Saif al-Islam (en arabe: le «Glaive de l'Islam») est victime de la guerre des clans en Libye. Dans l'interview au journal saoudien édité à Londres, il reconnaît d'ailleurs qu'un de ses proches collaborateurs, Juma Ataiga, a été arrêté le 2 février à Tripoli sur ordre de la justice. «Les charges contre lui ont été fabriquées de toutes pièces pour le faire taire», souligne Saif al-Islam Kadhafi. Un autre de ses proches collaborateurs, Abdallah Othman, a également disparu.Saif al-Islam ajoute qu'il a informé son père de sa décision de ne pas retourner à Tripoli au début de février. «J'ai senti que j'étais devenu un obstacle pour réformer le pays et pour le doter d'une Constitution», avoue le fils du colonel. Et d'ajouter que son père «n'a eu aucun commentaire».
Berne ne commente pas
Du côté de la Confédération helvétique, c'est motus et bouche cousue. «Nous ne commentons pas cette information», indique Lars Knuchel, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Avant de préciser que toute personne détenant des documents de voyage valables en Suisse, peut rentrer ou quitter le pays quand bon lui semble.Le DFAE ne veut pas s'exprimer non plus sur l'évolution des négociations entre la Suisse et la Libye. «Elles sont au point mort», indique pour sa part Saif al-Islam Kadhafi dans les colonnes d'«Asharq al-Awsat». «Il n'y a eu aucun développement dans la résolution du problème.»Preuve que l'opération de bons offices menée par le fils Kadhafi à Davos a échoué et qu'elle a précipité sa mise à l'écart du clan, ainsi que les malheurs de ses collaborateurs à Tripoli.
Il est allé trop loin
«Ses frères et sœurs, ainsi que son père, n'ont pas apprécié qu'il se mêle d'un dossier en main du gouvernement et dont le dernier mot revient à Kadhafi père», souligne une source diplomatique à Berne.