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Par jibéplus
VIDEO FILM édition de 1939 en version Française intégrale REPLAY

Quasimodo s’éprend d’une jeune gitane qui ne le regarde même pas… Une très belle adaptation du "Bossu de Notre-Dame", superbe illustration du savoir-faire de Hollywood à la grande époque. Avec Charles Laughton.
Paris, sous le règne de Louis XI. Esmeralda, une jeune

bohémienne, réussit à franchir le barrage des forces de l’ordre et à s’introduire en ville pour défendre la cause de son peuple persécuté par les institutions royales. La beauté de la jeune femme suscite aussitôt la convoitise de trois hommes : l’archidiacre Frollo, qui ordonne son enlèvement au sonneur de cloches difforme de Notre-Dame, Quasimodo ; le capitaine Phoebus, qui la sauve ; et le poète Gringoire. Condamné au pilori sur la place publique, Quasimodo tombe à son tour sous le charme de la bohémienne. Frollo, jaloux de l’amour qu’Esmeralda porte à Phoebus assassine ce dernier, laissant porter l’accusation sur la jeune femme devenue à ses yeux l’œuvre du diable. Chacun à leur façon, Gringoire et Quasimodo vont tenter de la sauver…
Quasimodo à Hollywood
Voilà une adaptation esthétiquement très soignée du roman

de Victor Hugo : certaines scènes – avec des décors sinueux et torturés, une lumière baroque tout en clair-obscur, des costumes très stylisés – sont de véritables tableaux. William Dieterle (disciple de Max Reinhardt, comme Ernst Lubitsch) confirme le savoir-faire de Hollywood à sa grande époque et tout le talent des artistes germaniques partis vivre leur rêve américain. De fait, l’association entre la culture germanique romanesque et la puissante machine de production américaine sert au mieux

le récit. À travers les personnages principaux, le film dresse un juste portrait des valeurs sociales et politiques qui animent la fin d’un XVe siècle en profonde mutation. Face à l’obscurantisme, la superstition, la haine et la violence, ennemis du progrès, émergent les forces de la raison caractérisées par la critique de l’ordre social et le respect de l’être humain. Elles s’opposent à la violence aveugle du pouvoir, plus enclin à voir en Esmeralda une sorcière aux pouvoirs mystérieux qu’une bohémienne affamée. Il faut voir la confrontation entre Louis XI et Frollo à propos de la menace révolutionnaire que représenterait l’accès des livres à tous… William Dieterle tient tant à l’idée selon laquelle les mots sont la meilleure arme contre la violence et l’oppression qu’il s’est permis quelques libertés dans le dénouement de l’histoire…
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